Montréal et Bruxelles: des centres-villes en transformation

Montréal et Bruxelles: des centres-villes en transformation

Comment se dessine l’avenir des centres-villes des deux métropoles internationales que sont Montréal et Bruxelles, à l’heure des grands projets d’aménagement, de l’intensification du tourisme et des partenariats commerciaux, des changements climatiques, de l’itinérance et de l’arrivée de nouvelles populations issues de l’immigration?

Cinq experts montréalais et bruxellois ont débattu des enjeux et défis associés à ces transformations, à l’occasion de la table ronde «Montréal-Bruxelles: des centres-villes en pleine mutation», qui s’est tenue à l’UQAM le 25 mars dans le cadre des journées Wallonie-Bruxelles à l’UQAM.

Villes et changements climatiques

Dans le domaine des changements climatiques, il faut agir à l’échelle des villes, tant au chapitre de l’adaptation que de  la prévention, a souligné Jean-Pascal van Ypersele,  professeur à l’Université catholique de Louvain et ex vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). «Le territoire urbain peut être aménagé afin d’influencer les besoins en mobilité, qui doivent baisser, et la densité de l’habitat, qui est un des facteurs de l’efficacité énergétique.» Les normes de construction et de rénovation du cadre bâti sont essentielles pour conduire à la fois à une diminution de la consommation d’énergie et à une augmentation de sa part renouvelable. «La qualité et l’accessibilité des infrastructures de transport public et de mobilité douce (vélos, trottinettes, piétons) sont indispensables à la diminution de la place accordée aux véhicules individuels et ceux qui restent nécessaires devraient être électrifiés, a soutenu le spécialiste du climat. Quant à l’économie circulaire et à l’agriculture urbaine, elles peuvent également ouvrir des perspectives intéressantes.»

En matière d’adaptation, Jean-Pascal van Ypersele a indiqué quelques pistes: végétalisation d’un maximum de surfaces (parcs, toitures vertes, arbres dans les rues, agriculture urbaine) pour réduire les îlots de chaleur urbains et diminuer la gravité des conséquences des précipitations de plus en plus intenses; amélioration de la gestion des eaux de ruissellement; adaptation des normes de construction pour que le recours à l’air climatisé soit le moins nécessaire possible.

Pour lire le compte rendu complet, rendez-vous sur le site de Actualités UQÀM

 

Photo (JF Hamelin): Jean-Philippe Waaub, Vice-doyen à la recherche, François W. Croteau, Maire de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, Magda Fusaro, Rectrice de l’UQAM, et Joëlle Ganguillet, Cadre-conseil aux relations externes et aux affaires internationales chez Cabinet de la rectrice.