La Belgique porte d’entrée vers l’Europe

La Belgique porte d’entrée vers l’Europe

Ce jeudi, le Cercle d’Affaires Belgique-Québec tenait son deuxième déjeuner-conférence organisé avec Banque Nationale. Une trentaine de participants ont suivi avec intérêt les présentations des différentes entités belges et québécoises afin de mieux comprendre les outils et les mécanismes pour se développer vers la Belgique.

Voici les grandes lignes de cette matinée riche en échanges et en informations.

M. Roisin, consul général de Belgique à Montréal : position stratégique

Monsieur Roisin a d’emblée rappelé que l’entrée en vigueur de l’AECG porte ses fruits et renforce les liens.

La Belgique se trouve au centre de la « banane bleue » (la région la plus riche d’Europe). Ce cœur le plus riche de l’Europe est à portée de main. Entre autres grâce à la logistique (chemin de fer, canaux, routes, etc.) particulièrement efficace et complète en Belgique.

De tout temps, la Belgique a été un endroit stratégique. Historiquement les routes romaines passaient par la Belgique. Plus tard les villes se sont développées et étaient parmi les plus riches d’Europe.

À la fin du XIXe siècle la Belgique était la 2e puissance industrielle. Le royaume est actuellement parmi les 25 pays les plus riches au monde, 11e pays exportateur en terme absolu (avant le Canada). Il exporte 85 % de sa production.

Fait à noter, le Québec est le deuxième fournisseur de la Belgique au Canada, après les Territoires du Nord-Ouest (pour les minéraux).

Pour conclure, Monsieur Roisin a rappelé qu’une fois un contrat de travail en poche, il faut demander un permis de travail aux autorités régionales belges, puis ensuite demander un visa long-séjour au Consulat Général de Belgique à Montréal sur cette base. Les procédures sont considérablement fluidifiées ces derniers mois après les dernières réformes. Et l’information est gratuite.

Gilles Brédas, attaché économique de Bruxelles : audiovisuel et cinéma

De nombreuses productions cinématographiques se passent en Belgique. La Belgique est au 8e rang en terme de production en Europe. Le pays mise sur les coproductions. Il se spécialise en tant que coproducteur minoritaire ce qui permet de nombreux petits projets à y être développés.

Mars 2018, le protocole d’entente en matière de coproduction cinématographique et audiovisuelle entre la Belgique et le Canada.

Le Tax Shelter est un outil qui permet d’investir dans des productions audiovisuelles et de bénéficier d’une exonération importante de 356% de son bénéfice imposable.

Info : Montreal@hub.brussels

Yves Lapere attaché économique de la Flandre : la logistique

L’accessibilité et la force logistique sont des atouts de la Belgique. 80 % du pouvoir d’achat européen peut être rejoint en moins de 24 heures.

Avantage notable : il ne faut pas payer les droits de douane lorsqu’on importe de la marchandise, mais lorsque celle-ci est exportée de Belgique. Un avantage sur le cash flow.

Le port d’Anvers est avantageusement situé. C’est le port le plus important pour le Canada. 235 millions de tonnes y transigent chaque année (à titre de comparaison, à Montréal c’est 35 millions par année). Le port de Gand est le deuxième port d’importance en Belgique. C’est le plus grand port pour les produits agricoles.

Bruxelles est le premier aéroport à avoir reçu la certification CEIV Pharma. C’est aussi un lien important vers l’Afrique.

L’expertise et le savoir-faire de la distribution sont également reconnus. À titre d’exemple Nike a regroupé les entrepôts de 32 pays en un seul entrepôt en Flandre.

Info : montreal@fitagency.com

Michel Bricteux, attaché économique de Wallonie : terre d’innovation chimie/pharma/biotechs

L’histoire d’Ernest Solvay va révolutionner l’industrie chimique. Il est à l’image de la Belgique qui crée et entreprend. Des grands groupes chimiques ont vu le jour dans la foulée: Tessenderlo, UCB, Pharmaceutica, l’ancêtre de GSK, etc.

Il y a eu de nombreuses découvertes en Belgique et le secteur des biopharmaceutiques joue un grand rôle dans les sociétés. C’est environ 10 % du PIB de la Belgique.

Il y a un effet d’accélération au fil des dernières années : 15 sièges mondiaux, 14 centres de recherche, plus de 200 entreprises actives en biotechnologie.

La Belgique est numéro 1 en Europe, et 2e au monde, en termes d’essais cliniques. À titre d’exemple, il y a eu 524 nouvelles études cliniques en 2017.

Les incitants fiscaux nombreux en matière de recherche et développement favorisent l’implantation des sociétés en Belgique.

En conclusion, M. Bricteux a souligné le lien entre l’Intelligence Artificielle qui anime Montréal et la force biopharmaceutique en Belgique : « Développer un médicament se fera, à l’avenir, de manière computationnelle. »

Info: montreal@awex-wallonia.com

Marc Fillion, coordonnateur Europe et responsable AECG, Export Québec : les services pour investir en Europe

Export Québec est une division du Ministère .de l’Économie et de l’innovation qui a pour mission de soutenir la croissance des entreprises. De nombreuses délégations d’Export Québec sont présentes à travers le monde afin  d’aider les entreprises québécoises désireuses de faire affaire  à l’international.

Export Québec permet en effet de solliciter ses réseaux et ses moyens pour obtenir des réponses ou des informations et offrir des services-conseils individualisés comme par exemple des services de planifications de rencontres d’affaires lors de missions commerciales individuelles.

Export Québec organise entre autres des missions commerciales, des accueils d’acheteurs, des activités de réseautages ou des visites industrielles.

Sur le site d’Export Québec, l’agenda permet de découvrir les nombreuses activités auxquelles les entreprises peuvent participer.

Le Programme Exportation (PEX) permet de soutenir financièrement les entreprises québécoises à de nombreux niveaux (conseils en développement, missions de prospection, homologation, etc.)

Pour conclure, M. Fillion a rappelé les grands avantages de l’AECG (élimination de tarifs douaniers, reconnaissance de certifications et de réglementations, etc.).

Enfin, la Belgique est également une belle opportunité pour faire un marché test avant de se lancer en Europe.

Info : Charles.Boisvert@economie.gouv.qc.ca

Pour connaître les autres événements du Cercle d’Affaires Belgique-Québec, surveillez notre calendrier.

Pour plus de détails sur les présentations des différents intervenants, nous vous invitons à communiquer avec eux.