Le potentiel du dollar canadien

g3221Plusieurs facteurs ex­pliquent le redressement du dollar canadien face au dollar américain. Alors qu’il avait atteint en janvier dernier son niveau le plus bas en 13 ans, la devise canadienne s’est redressée de 10%.

Sur la voie de la crois­sance
Le Ca­nada est en bonne voie pour af­fi­cher la crois­sance tri­mes­trielle la plus ra­pide en plus d’un an. L’éco­no­mie de­vrait avoir connu une hausse de près de 3% au pre­mier tri­mestre. Le mar­ché de l’em­ploi de­meure ro­buste. En mars, le nombre d’em­plois a augmenté de 40 600 (quatre fois plus que prévu). Une crois­sance élevée mal­gré un recul en fé­vrier causé par un repli de 0,8% du sec­teur mi­nier et de l’éner­gie.

L’éco­no­mie re­vient de loin ! Au pre­mier se­mestre 2015, l’éco­no­mie a ra­lenti sous l’ef­fet du repli du cours des ma­tières pre­mières.

Le gou­ver­neur de la Banque cen­trale se mé­nage ce­pen­dant une porte de sor­tie. Poloz a dé­claré qu’il n’était pas en­core cer­tain que le re­dres­se­ment éco­no­mique se­rait suf­fi­sam­ment du­rable pour re­le­ver déjà son taux di­rec­teur. La si­tua­tion éco­no­mique n’est pas en­core una­ni­me­ment po­si­tive. Pour le cin­quième mois consé­cu­tif, les in­di­ca­teurs pré­cur­seurs n’ont pas pro­gressé.

Le Ca­nada tra­verse une pé­riode de re­con­ver­sion com­plexe. Il s’éloi­gne de la pro­duc­tion d’éner­gie pour s’orien­ter vers l’in­dus­trie et le sec­teur mé­na­ger.

Hausse de l’in­fla­tion
En mars, l’in­fla­tion de base (hausse des prix à la consom­ma­tion hors alimenta­tion et éner­gie) s’est ac­cé­lé­rée à 2,1%. En re­vanche, la hausse gé­né­rale des prix, à 1,3%, est net­te­ment plus faible. La Banque cen­trale ca­na­dienne vise de 1 à 3%.

Re­bond des prix du pétrole et des ma­tières pre­mières
De­puis le creux de jan­vier, le cours du pé­trole s’est re­dressé de 70%. Le pays dis­pose des troi­sième plus grandes ré­serves de pé­trole (der­rière l’Ara­bie Saou­dite et le Ve­ne­zuela) au monde, On remarque une forte cor­ré­la­tion entre la de­vise et le prix du pé­trole. Un re­dres­se­ment du cours des ma­tières pre­mières est éga­le­ment po­si­tif, car outre le pé­trole, le Ca­nada dis­pose d’autres ma­tières pre­mières comme le mi­ne­rai de fer, le zinc, le cuivre, etc.

Fin de la baisse des taux
Les élé­ments qui pré­cèdent rendent la pro­ba­bi­lité d’un nou­vel abais­se­ment de taux in­fé­rieure à celle d’un re­lè­ve­ment. De­puis juillet 2015, le taux se situe à 0,5%. Il n’a jamais été aussi bas. On peut en­tre­temps en­vi­sa­ger que le taux court en Zone euro se main­tien­dra en­core un cer­tain temps à son plan­cher his­to­rique de 0%. Les pro­grammes de ra­chats d’obli­ga­tions (80 mia. EUR/mois) courent en­core jus­qu’en mars 2017 au moins, et ont ré­cem­ment été éten­dus aux obli­ga­tions d’en­tre­prises.

Information tirée de L’investisseur (page réservée aux abonnés)

 

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